La Voix du Nord du Jeudi 14 janvier 2016 présente un article au sujet de notre EPSM avec des réactions de 3 organisations syndicales de l'EPSM. 

Saint-Venant : l’EPSM doit réduire son déficit,

120 emplois supprimés en 2 ou 3 ans

PUBLIÉ LE 

PAR PATRICIA MERCIER (CLP)

Il s'avère que les propos attribués à notre organisation FO ne sont pas les nôtres, d'ailleurs aucun commentaire n'a été donné par notre bureau syndical. Il semble que le rédacteur de la Voix du Nord ait commis une erreur dans l'attribution des propos retranscrits sur cette page. Un droit de réponse a été demandé par notre secrétaire Mme OLIVARES et ce communiqué devrait être publié dans l'édition du 15 janvier 2016. Il est dommage que de telles confusions puissent avoir lieu. 

 

Déjà avant l’arrivée d’un nouveau directeur, des mesures étaient à l’étude pour réduire le déficit de l’établissement public de santé mentale de Saint-Venant. 2,5 millions d’euros à résorber. Le plan passe par une suppression progressive d’emplois, sans nuire à la qualité des soins, promet la direction.

Personne ne dira le contraire, l’EPSM est un établissement en santé mentale de référence dans le Pas-de-Calais. N’empêche : il accuse un lourd déficit et l’heure est à trouver des pistes pour l’enrayer. Le nouveau directeur, Chritian Burgi, a dans son équipe 1 200 salariés se répartissant, pour l’activité principale, à l’EPSM, l’IFSI, l’ITEP et l’addictologie. L’EPSM comprend 530 lits dont l’occupation est de l’ordre de 80 % à l’année. 20 000 personnes sont suivies dont 15 000 adultes et 5 000 enfants.

Bref, le navire est vaste et la lutte contre le déficit, entamée par le prédécesseur de Christian Burgi, inquiète le personnel. Sur le principe, les mesuresn’auront pas d’incidence sur la qualité des soins mais réduiront progressivement les effectifs. L’une des clefs pour faire des économies de personnel, c’est de regrouper les neuf structures internes. Pas rien. « Cela entraîne une mini révolution au sein de l’EPSM », admet le directeur.

Vers la suppression des emplois précaires

Les secteurs vont regrouper leurs forces en intra-hospitalier dans le cadre de pôles d’activités. L’objectif de la direction est de supprimer 120 emplois sur deux ou trois ans, de ne pas remplacer les départs à la retraite (25 par an) et d’inciter les départs volontaires dans la fonction publique hospitalière. Par exemple, certains agents ayant un projet cadre pourront rejoindre les établissements généraux voisins. Les 20 emplois précaires pour remplacement seront supprimés définitivement car une équipe a été créée avec des titulaires.

L’autre enjeu primordial est la loi santé adoptée le 17 décembre, qui a officialisé la mise en œuvre des groupements hospitaliers de territoire (GHT) sur la logique MCO (médecine, chirurgie et obstétrique), ce qui, pour les acteurs de la psychiatrie, est un obstacle. Le directeur ajoute : « Je défendrai la création de GHT psychiatriques tenant comptent des spécificités de l’offre de soins en psychiatrie. La dissolution de l’EPSM dans une GHT MCO créerait un risque systémique. L’EPSM doit démontrer à l’ARS Nord - Picardie qu’il est un acteur pivot de la santé mentale du Pas-de-Calais et qu’il ne doit pas être traité comme les autres centres hospitaliers ne gérant pas la santé mentale.L’EPSM doit enrayer ce déficit pour ne pas créer les conditions de sa disparition. »

ZOOM : TROUVER MIEUX QUE L’HOSPITALISATION À VIE

Après trois mois de présence à la tête de l’établissement public de santé mentale de Saint-Venant, Christian Burgi livre les principales lignes de l’année 2016. Au cœur des préoccupations, la réduction du déficit. Faire une distinction entre la psychiatrie et l’addictologie est indispensable. Les adultes addictifs, représentant 20 % des hospitalisations, cohabitent avec les patients soignés pour une pathologie mentale. Désormais, la filière d’addictologie bénéficiera d’un bâtiment au sein de l’EPSM avec une équipe médicale attitrée.

L’amélioration de la prise en charge des patients est une priorité pour la santé mentale moderne, comme la réhabilitation psychosociale visant les patients hospitalisés à long terme mais nécessitant plus de soins intensifs. Grâce aux partenariats avec différents acteurs de santé tels que les EHPAD, les foyers..., les résidants pourront être accueillis mais resteront en lien avec l’EPSM pour leurs besoins ponctuels. Ils pourront ainsi jouir d’une vie plus appropriée qu’une hospitalisation à vie. Cette spécialisation va permettre de baisser le nombre des hospitalisations complètes et de supprimer des postes sans incidence sur la qualité des soins.

ZOOM : CE QU’EN DISENT LES SYNDICATS

CGT : « C’est officieux. Il y a un nouveau projet avec une réorganisation mais on ne va pas crier au loup alors que rien n’est officialisé. On va se voir régulièrement dans les prochains mois. » Le syndicat attend les voeux au personnel, qui se déroulera le 25 janvier, pour prendre position.

FO : « Burgi y va au bulldozer. Il y a des choses de faites pour pousser aux départs: un ralentissement des progressions de carrières, une baisse des primes, des titularisations en moins... » Force Ouvrière va proposer aux autres syndicats de manifester devant l’établissement lors de la grève de la fonction publique le 26 janvier. (Ce ne sont pas nos propos)

Sud : « C’est encore flou. Il y a des économies de faites sur la masse salariale et pas d’investissement sur le matériel. Il y a régulièrement des incitations à partir de l’hôpital avec des offres sur l’intranet. On n’attend pas grand chose de la réunion avec monsieur le maire. » Ce dernier s’est engagé à rencontrer tous les syndicats.